L’atmosphère est moite.
Un ventilateur tourne doucement : surtout, ne pas réveiller l’air. Toutes les cinq minutes, le chat remue la queue. Une fois. Et se rendort.
Sur le mur, des tableaux de maîtres flamands. Belles couleurs, vies évanouies…
La table de la salle à manger est recouverte : compresses, perfusions, bicarbonate, gants stériles. Blancs. Rassurants.
Dehors, une petite fille s’amuse avec un jet d’eau. S’éclabousse. Éclate de rire… Dehors.
Dedans, mon doux papa s’efforce – encore – de respirer.
